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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHA1MTHE XIV — ACCESSOI li ES DE 1/ECLAIH A(iE

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Le briquet consiste à tromper une allumette imprégnée do soufre et d'acidemuriatique dans un llacon d’acide sulfurique; l’igniLion jaillit de ce mélange. Maisnous devons prévenir qu’il faut s’en servir avec circonspection, à cause de la lluidité etde la causticité de l'huile de vitriol, quoique le danger de la brûlure soit moindre quecelui qui résulte du phosphore. 11 se trouve cliezM. Chevalier, opticien, quai de l’Ilor-loge-du-l*alais, qui en est l’inventeur.

l T n objet du même genre, que nous trouvons annoncé pour l’année 1811,semble présenter une grande analogie avec le précédent.

Ce briquet se compose d’une sorte d'allumette soufrée, dont l’extrémitéest recouverte d’un léger enduit de muriate suroxygéné de potasse et (piis’enflamme avec beaucoup de promptitude en la plongeant dans l'acide sulfu-rique {Annuaire de F industrie, 1811, p. 38).

§ î. - BlUQl'ETS l'NKl'.MATIQUUS.

Vers la même époque, un _ t ‘ fait à la Société galvanique, parMM. Nauclie et Forestier aîné, étudie l’inllamination de l’amadou par laseule compression de l’air.

C’est un fait intéressant, dont le hasard a récemment enrichi la physique. Le bri-quet pneumatique no pouvait, il raison de son volume, être regardé que comme uninstrument de physique ; par les changements qu’a faits M. Desmortiers, rue duJardinet, il est devenu propre à remplacer avec avantage les briquets phosphoriqueset oxygénés dont l’usage n’est pas sans danger, par les matières qui entrent dans leurcomposition, excepté toutefois ceux do M. Régnier qu’on trouve rue du Rouloi, n° 1.

Ce fut ce briquet, pneumatique que l'Académie refusait de reconnaître,malgré les expériences de Mollet à Lyon . On vendait déjà de ces briquets surle pont Neuf, qu'elle en niait encore le phénomène (Robertson, Récréationsscientifiques , 1830, in-8", 1. II, p. 103).

On peut aussi faire rentrer dans les briquets pneumatiques les lampesignifères (s’allumant d’elles-mèmes), inventées par M. Loque.

Ces lampes astrales (1), auxquelles l’auteur donne le nom d’ignifères, parcequ’elles portent en elles-mêmes le moyen de s’allumer, réunissent aux avantages desanciennes un agrément de plus.

l*our les allumer, il suffit de tourner une clef que l’on place et que l’on retire à

(1) Archives des découvertes, t. XII, p. 385.