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Cette composition peut durer plusieurs années en s’en servant même très fréquem-
ment.
Un objet analogue se vendait chez M mo Y™ Bianehy, rue Saint-Honoré,
n° 55, vis-à-vis celle de Richelieu; chez le sieur Uatanio, sous les arcades du
Palais-Royal, n° 181, et chez M. Bona, dans le Palais-Royal, près des Va-riétés, n° 201.
Ue dernier indiquait, en même tempsle mode d’emploi de l'appareil :
Pour avoir de la lumière dans l’instant,dit-il, on trompe le bout soufré de l’allumettedans le ilacon, et elle s’enllammo aussitôt
«esta
qu’elle est retirée. La matière se conservelongtemps sans éprouver d'évaporation, cequi devient plus commode que. les bougiespliosphoriques. 11 faut avoir attention de n’enpoint laisser tomber sur les meubles ni surles papiers qui pourraient s’enflammer.
A la mémo époque, on se servaitaussi des bougies pliosphoriques. Voici
ce que nous lisons à ce sujet dans la Cor-respondance secrète de Métra :
11 est extrêmement commode (I), vousen conviendrez, do pouvoir en un instantfaire succéder la lumière aux ténèbres, par-tout où l’on se trouve, et de recéler la clailédans un étui d’où on la tire à volonté. Lotte
lÎKIQl’KT A nXYC.ÈXK.
(Appartenant à M. K. Forgeron.)
découverte n’est pas nouvelle, mais l’heureux
succès des soins que M. Pilastre de Rozier
s'est donnés pour la perfectionner lui fait plus infiniment d’honneur, parmi les gensde tout Age, que l’alfaire la plus importante, en ce siècle galant, conduit parfois dansdes lieux obscurs.
11 s’agit de bougies pliosphoriques qui s’allument par le simple contact de l'air ;elles sont renfermées dans un tube de verre hermétiquement fermé; dès qu’on lerompt, la bougie prend feu et répand la plus éclatante lumière.
Au commencement, de ce siècle (1808), on se servait d’un briquet oxy-géné analogue au briquet phosphorique.
(1) Ce document nous a été communiqué par M. Paul d’Kstrée, dont l’érudition est aussiinépuisable que la complaisance avec laquelle il nous en a fait profiter.