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Le ministre de la maison du roi et le procureur général de Paris furent nommésgrands officiers de l'ordre; ensuite venaient, comme officiers ou simples chemliers del'ordre, une foule de grands seigneurs. Ce fut un scandale quand le numéro du NainJaune, le malin journal de l’époque, parut avec ces nominations. Cauchois-Lemaire ,appelé au ministère de la police, eut l’esprit et le lalenl d’en sortir, comme on dit,les braies nettes. On prétend même (pie le Nain Jaune ne fut plus inquiété dans lasuite, grâce aux documents qu'il avait en mains et qu'il montra au ministre.
Voici quelques noms qui parurent dans le Nain Jaune accompagnés du signedo l’ordre: un étcignoir. On remarquera (pie la liste s’était agrandie, car il y liguredes écrivains, des poêles, etc., seulement anagrammisés ou traduits en latin maca-ronique :
M. de Fontanos, ('urcissintus Faciunf usinas. — Trencuil (auteur des élégies lesTombeaux), M. Catacombophilc Tire/inceuil ; — de |{ougomont était devenu Erra-bundus Rubermons; — Suard, Nestor Radus; — le comte de Oessac (Lacuée , anciensénateur, puis pair de France), Rater conscrijitus Septemsaccbi; — M. de Sevclingcs,Ricaros de Yeselem/is, elc., etc.
On riait, dans les cabinets de lecture,dans les cafés, dans les réunions, deces noms, qu’on cherchait comme oncherche une charade, un logogriphe.Ainsi on annonçait une dissertation deAbbas Nuti/n contre Toliaver, avec troiséteignoirs après le nom de Nuthn (commegrand dignitaire de l’ordre), et on tradui-sait (extrait de VIntermédiaire, 1874,t. VI, col. 707).
§ 4. — Éteignoirs automatiques.
],o xviii 0 siècle, si fertile en inven-tions ingénieuses, ne pouvait man-quer de chercher un petit i x xdispensât, de la préoccupation d’avoirà éteindre la lumière en temps op-portun. La première solution de ceproblème pratique remonte à 1739
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France du mois de juin de cetteannée. Le principe esl le même que celui du sablier, el sa simplicité memedevait assurer son bon eonfertionnement.