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Celte machine, dit ce journal, se compose d’une boële. Celle boële renfermed'abord deux petits morceaux de bois placés perpendiculairement à quatre ou cinqpouces l’un de l'autre, cl fichés dans le fond de la boële. Leur hauteur est de quatre oucinq pouces; ils ont chacun, à l’extrémité d’en haut, un trou pour recevoir un essieuqui doit y tourner fort librement. Cet essieu est traversé en angle droit par une petitebroche do lil de fer, de manière qu’une des parties de la broche est plus longue quel’autre d’un bon tiers. A l’extrémité de la partie qui est plus longue, est attaché unpetit éteignoir. A l'extrémité de l’autre est un petit cône,dont la pointe qui est en bas est percée d’un petit trou.
L’éteignoir se trouve en bas. Au fond de la boële est unterre-plein de sable très fin; on remplit le petit cône de cesable, et l’éteignoir contre-balancé par le poids du sablemonte en liant, l'etil à petit, le sable descend par le troudu cône, et l’éteignoir descend et éteint la lumière au boutd’un certain temps. On peut donc, avec ce système, lireau lit et s’endormir sans crainte du feu.
Plus simple était l'appareil de M. Atliold Fin-cher (1), potier d’étain à Londres , demeurant 188,dans Feet-Street, qui avait inventé « un chandelierpour les chambres à coucher auquel est adapté unpetit mécanisme par lequel la lumière s’éteint à l’heurede la nuit que l’on veut, sans exiger d’autres précau-tions que de mettre une épingle dans la bougie aumoment qu’on va se mettre au lit ».
Un pou plus tard (1781), nous trouvons l’étei-gnoir mécanique du sieur Douçain auquel s'adapteun garde-vue ; cet éteignoir éteint la chandelle aumoment où on le désire (2). Trois ans après, le sieurllianchi donne, dans la Bibliothèque phi/.s'ico-érono-mique, la description d’un éteignoir automatique d’unmodèle fort ingénieux; pour s’en servir, il suffit de lefixer le long de la bougie à l’endroit où l’on veut,
qu’elle s’éteigne ; la lumière étant parvenue à l’endroit où est tixé ce petitinstrument, les diverses parties dont il est composé se referment immédia-tement et éteignent, la flamme sans causer aucune fumée.
CllANDKLIKll A KTK1UN0I11 AU-TOMATIQUE. (Appartenant àl’an leur.) lîronze en partieiloré.
^1) Mercure de France, juillet 1775, p. 189.
(2) Almanach sous verre, t. I, col. 145.
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