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ÎMiissy, méchanicien à Paris, nie des Vieux-Augustins, près delà place des Victoires ,à l’enseigne du Roi de France , a invente une nouvelle espèce de veilleuse très commodepour l’usage des malades. Cette ingénieuse machine réunit plusieurs avantages : 1° ony fait chauller du bouillon ou telle liqueur que l’on souhaite ; 2° à toutes les heures,elle sonne un timbre pour avertir le malade ou ceux qui le gardent de prendre ou defaire prendre les potions ordonnées par le médecin, ce qui est quelquefois d’une assezgrande conséquence; 3° on a pendant toute la nuit une lumière douce qui ne peut nifatiguer la vue, ni interrompre le sommeil ; 4" il y a dans le corps de la machine un
cadran éclairé par la même bougiequi marque les heures ; 3° on y aménagé encore un réveil-matinqui se faiL entendre au momentprécis où il faut donner au ma-lade la médecine qu’il doit prendre.
Enlin on ne brûle dans cetteveilleuse qu’une petite bougie desvingt-deux à la livre.
La forme de ce llambeau com-pliqué n’est pas désagréable à lavue et il est fort proprement tra-vaillé.
A l’élranger on avait établiun appareil à pou près analogue:
On a inventé à Vienne , enAutriche , des montres de nuit quiréunissent à la fois plusieurs avan-tages. Le cadran de ces montres, faites avec beaucoup de goût, est posé sur unpiédeslal et éclairé par une bougie placée de manière qu’on peut, non seulement voirl’heure à la faveur de la lumière, mais encore tenir chaud, par le moyen de sa tlamme,du thé ou toute autre boisson pour des enfants ou des malades.
Encrier formant houukoir.(Appartenant à rauleur.) Bois de rose et bronze.— xvni» siècle.
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Les objets <le ce genre arrivaient quelquefois à être réduits à un volumesingulièrement restreint. Ainsi en 1768, le sieur Mounoury, ferblantier, fitannoncer une «lampe à réveil très portative, en forme de tabatière, commodepour les voyageurs, et procurant par une mécanique particulière le réveil al’instant que l’on désire».
Dans la même année M. Disclet, qui demeurait rue du Faubourg-Saint-Antoine, à côté des Enfants-Trouvés, vendait pour 0 et 12 francs des boîtes àréveil portatives, dont l’usage était d eclairer pendant la nuit et de reveiller atelle heure qu’on voulait.