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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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LAMPES PENDULES MARQUANT LES HEURES

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Voici la description <pi’il en a donnée :

Dans cette espèce de tabatière est une autre petite boîte contenant autant d’huilequ'il peut s’en consommer pendant neuf heures (c’est tout ce que raisonnablement onpeut donner au sommeil) ; un cadran exactement divisé en neuf parties, ou, ce qui estla même chose, en neuf heures, en tapisse (stc) l’un des côtés. l)u fond s’élève unebougie soutenue par deux ou trois tours faits îi l’aise et sans précaution sur un til defer assujéti à une petite machine que l’auteur appelle porte-mèche. A l’un des côtés dece porte-mèche, qui lui-même doit être immobile lorsque la lampe est allumée, se trouveune ouverture propre à lixer, au moyen d’un petit nœud, un brin de til, lequel étantposté de gauche à droite le long de la bougie dont il doit toucher le bas, y est soumisà un petit crochet d’où on le conduit en le faisant passer sur une espèce de détente aubout d’un petit marteau qu’il tient en respect, et enlin à un lil de fer, où on l'arrête endernier lieu.

Cette mécanique ainsi disposée, et après avoir, par le moyen d’une clef, tenducertain ressort en tournant de droite à gauche, on verse de l’huile dans la petite lampeà la hauteur du nombre d’heures (pie l’on veut consacrer au sommeil; après quoi onallume la bougie. Le temps projeté se trouvant écoulé, la bougie a suffisammentconsommé d’huile pour parvenir au til et à le rompre en y mettant le feu. Cette rup-ture laisse tout le jeu possible au marteau, qui, mis en mouvement par le ressort,aidé de quelques rouages fort simples, frappe un timbre assez vivement et pendant unespace de temps assez considérable pour éveiller la personne dont le sommeil est leplus dur. Il ne reste jamais à consommer plus d’huile que pour un quart d’heure ; la boîtedemeure presque aussi sèche qui si jamais elle n’eùl reçu de liquide, en sorte qu’onpeut la mettre dans sa poche sans craindre les taches.

Lu lampe à cadran de M. (lallois en 1782 était plus simple; il semble,d’après la description de VAlmanach sous verre , année 1782 (t. I, col. 11K1),que dans ce cas la pendule ait été fixée à la bougie comme une espèce degarde-vue.

Cette lampe marque visiblement les heures de la nuit et peut s’avancer et sereculer, suivant les différentes grosseurs des bougies.

Relevons enfin la pendule de nuit inventée par M. Criebel, horloger àParis , rue Vivienne :

Elle offre un ensemble agréable et bien raisonné: le cadran est en verre dépoli,sur lequel sont peintes les heures et les minutes. Le mouvement est placé au centre,d’où partent les aiguilles ; de sorte qu’il n’y a de bien visible que ce qu'on cherche àvoir. Une peliLe lampe à courant d’air se trouve fi une distance convenable ; le toutest enveloppé d’une sphère qui présente, dans une bonne proportion, un espace suffi-sant pour que la chaleur ne nuise pas au mouvement. Rien ne paraît à l’extérieur quele globe,le cadre et le pied, qui forment une très jolie pendule. Le mouvement et tousles accessoires de cette pendule sont très bien fabriqués. Le prix en est modique. Les

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