F AI) It IC A T10 N DES CHANDELLES AU XVIII 0 SIÈCLE
Cependant ce genre d’éclairage, assez coûteux, tendait à diminuer de plus
en plus à cause des simplifications apportées dans la fabrication.
Le sieur Louis Dumas, marchand épicier et chandelier à Anot , vient de faireexécuter une machine très simple, inventée par le frère François Lefebvre, cordclier,au moyen de laquelle deux hommes font sans se fatiguer, en un jour, 1,600 livres dechandelle. Ceux qui voudront de ces machines, qui sont à hon compte, s’adresserontaudit sieur Dumas ou au frère Lefebvre, à Anet, par Dreux. H faut affranchir leslettres (Affiches de Province , 1759, p. 59).
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Toutes les chandelles prenaient alors le nom (Yéconomiques pour se fairebien venir du public; mais n se garder de prendre au pied de la lettre
main, tenaient un langage diamétralement opposé :
L’émulation est assez vivo depuis quelque temps, parmi les fabricants de chan-delle : puisse-t-elle s’étendre de plus on plus et devenir utile au __ ”'c. Le sieurLabatio, maître chandelier, après vingt-six ans d’expériences, a trouvé l’art de compo-ser une nouvelle chandelle économique, qui, par sa pureté, sa fermeté, sa blancheur,jointes à la finesse du coton qu’il emploie et la lixité de la lumière, ne cède point àla bougie et la surpasse en durée. Elle forme son calice comme la cire, et n’est pointsujette à couler; en observant de ne retrancher que la sommité du lumignon, onpeut mémo se passer de la moucher, et alors la mèche se réduit en une cendreblanche. Cette chandelle coûte 13 sols la livre, cl par sa comparaison avec la duréede la chandelle ordinaire il est démontré que son usage fait un prolit d’environ 20 °/ 0 .Le sieur Labatio est assorti de toutes autres sortes de chandelles, et sa chandelle