f 4 I. Entrttiensur les Vies
-vcz, onne lailíè pas delesadmirer, parcsqu’on y voie de la grace;& comme les beau-tez spirituelles font plus excellentesque lescorporelles, on préféré quasi toujours unepeiíonncdont la beautéducorps n’estquemédiocre, mais qui a de la grâce, à uneautre personne qui fera d’une beauté plusgrande, maisqui n’aurapasdcgrace. Ainsiquoique Quintia, dans fibrille, suc plusbelle que Lelbia, néanmoins celle-ci a voieun air &unjenefçaisquoi quilarendoitbeaucoup plus agréable que l’autre.
. Pour vous faire voir que la grâce est unmouvement de l'ame, c’est qu’en voyantune belle femme, on juge bien d’abord defa beauté par le juste rapport qu’il y a encretoutes les parties de ion corps ; mais on nejuge point de íà grâce, si elle ne parle, sielle ne rit, ou si elle ne fait quelque mouve-ment.
Il en est de même des ouvrages de Sculp-ture & de Peinture, où la grâce neparoîcpoint, si les Ouvriers ne íçavent donner àleurs figures un tour & un mouvement con-forme à la beauté de leurs membres & àl’action qu’elles doivent faire. C’est pour-quoi , quand il y en a quelques-unes où ilsent heureusement exprimé ces mouve-mens, on les admire , quoique d’ailleur*elles n’ayent pas cette proportion qui lesiendroit accomplies. -