& fur les Ouvrages des Peintres. 8 fQue s’il sort quelques figures de la maindes plusexcellens Maîtres,où l’on rencontreune juste convenance de toutes les partiesducorps.&unebelle uniformité de mouve-mensqui concourent à une même fin, c’eftalors qu’on admire comme quoi la beauté&c la grâce forment tm ouvrage parfait.
Ce je ne fçais quoi, qu’on a toujours àla bouche } &c qu’on ne peut bien expri-mer , est comme le nœud secret qui aisolu-bie ces deux parties du corps & de l’eiprir.C’est ce qui réíulte de la belle íimetrie desmembres & de l'accord des mouvemens;& comme cet alsemblage fe fait par unmoyen extrêmement subtil & caché, onne peut le voir assez, ni le bien connoître,pour le représenter & pour l’exprimercomme l’on voudroit. Cependant on peutdire qu’il se remarque sur un visage, de lamême sorte que cette fraîcheur & ce feuque l’on voit au matin sur une rose quicommence à s’épanoùir : la forme & labeauté de ses couleurs étant comme le siè-ge de cette fraîcheur & de cet éclat qui pa-roît d une maniéré toute spirituelle. Car ceje ne fçais quoi n’est autre chose qu’unesplendeur toute divine, qui naît de la beau-té & de la grâce.
Cette observation de beauté & de grâcem’a fait connoître pourquoi dans ces visa-ges de cire qu’on moule fur le naturel, je