m I. Entretien sur let Viesde l'essmc qu’il faisoit de Zeuxis pardessusles aurresPeintres, compoíà de» Vers, oùil se plaignoit que l'art de la Peinture luiavoir été dérobé , & que Zeuxis en étoitle ravillèur?
C'cst le même, poursuivis-je; & pourvous dire quelque cbose des plus beaux ou-vrages de Zeuxis, on e^irne particulière-ment une Atbalante , dont il fit présentaux Agrigentins en Sicile; un Dieu Pan,qu’il donna au Roi Archelaùs ;& cette ad-mirable figure qu’il peignit pour ceux deCrotone, en laquelle il fit paroîtrece qu’ily avoit de parfait dans les plus belles tillesde la Grece. Néanmoins le tableau où ilreprésenta un A bléte , fut celui de tousqu’il estima davantage, & qui pastà dansion esprit pour son cbef - d'oeuvre : carcroyant ni pouvoir rien faire de mieux, ilosa bien le proposer comme un défi auxplus exceliens Peintres de son rems . en.écrivant au bas, qu’il s’en trouveroit fansdoute plusieurs qui y porteroient envie,mais qu’il ne s’en trouveroit point qui putl’égaler.
Lorsqu’il fut devenu fort riche, il netravailla plus que pour la gloire; & esti-mant ses tableaux lans prix , il les donnoitlibéralement aux Princes & aux villes quiavoient le plus d’admiration pour íês ou-vrages.
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