& fur Us Ouvrées des Peintres, i r 3
Il eut néanmoins pour concurrent, Par-rhasius, qui le vainquit dans une gageurequ’ils avoient faite, à qui repréíènteroit lemieux la vérité de quelque chose. CetteHistoire est si célébré, que chacun fçaitque Zeuxis ayant exposé en public un ta-bleau , où il avoir si bien peint des raisins,que les oiseaux venoient pour les beque-ter, Parrhasiusen fit apporter un autre, oùétoit un rideau si artistement fait,que Zeu-xis y fut trompé le premier ; car le vou-lant tirer pour voir l’ouvrage qu'il croyoicêtre caché au-dellous, il reçût la honte des’être mépris, & avoua que Parrhasius l’a-voit vaincu.
Je pense , dit alors Pymandre , que cesMeilleurs les Historiens nous en font ac-croire : car ou les oiseaux de ce tems làavoient les sens beaucoup moins subtils queceux d àpreíent, ou bien ceux d’aujour-d’hui ont bien plus de jugement pour nesc méprendie pas, puisque nous ne voyonspoint qu’il y en ait qui s’ariêrent non feu-lement à des fruits peints fur une toile,mais même à ceux qui font de relief, & quiont la fo.mc & la couleur des fruits na-turels.
Si vous croyez, repartis-je, en riant, queles oilèaux de ce tems ciayent plus de dis-cernement que ceux du tems dont je pa: le >il faut donc croire auílì que les hommes
d'alors