& fur les Ouvrages des Peintres r i y
Une marque de la tranquilicé route ex-traordinaire de l’espric de Protogene,estqu en ce tems-là, & au milieu des trou-bles de cette guerre, il fit ce fameux ta-bleau d’un Satyre jouant d’un flageolet Scappuyé contre une colonne: ce qui futcause qu’on le nomma Anapavome-nos ( r). L’on ditqu’il avoir représentefur la colonne,une caille si bien faite, qu’onvit plusieurs de ces oiseaux voltiger à l’en-tour d’elle.
Alors regardant Pymandrequi foûrioit,Je crois bien,lui dis-je,que vous n’ajoûte-rez pas plus de foi à cette histoire qu’à cel-le des ouvrages de Zeuxis Sc de Parrha-sius: mais comme je n’ai pas entrepris devous persuader, il me suffit de vous diver-tir par le récit de plusieurs choses extraor-dinaires , où votre esprit est entierementlibre de prendre tel parti que bon luisemblera.
Vous sçaurezdonc que Protogene fit en-core plusieurs autres tableaux fort estimez;Sc qu’outre la Peinture qu’il sçavoit si par-faitement , il travailla auífi à des figures debronze.
En ce même tems vint Aristide. Il étoicde Thebes, Sc quoique véritablement soncoloris ne fut pas si agréable & qu’il tra-vaillât
( I ) Ces-à-dire j le Satyre se reposant.
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