130 I. Entretien fur Us Viesi’arrondiísemenc des figures, pouf faire pa-roître le relief. Il sic un tableau très-excel-lenc, où il avoir représenté l’Enfer de lamême sorte qu’Homercl’a décrit. Il en re-fusa soixante talens,aimant mieux le don-ner à la patrie ,que de le vendre.
Il y eut aussi Athìncon, Maronite,disciple de Glaucion Corinthien , lequelne fut pas moins estimé que Pausias; cacbien que son coloris fût plus sec & moinsagréable, il avoir toutefois beaucoup descience , & ne manquoir pas d’approba-teurs. On croit que s’il eût vécu plus long-tems } il auroit tenu rang entre les plus ex-cellens Peintres , parce qu’il travailloitavec grand foin, & ne laistoit rien échaperde touteslesbelles connoiílànces qu’il pou-voir acquérir, ayant une industrie parti-culière à s’en servir avec grâce.
Quoique je tâche d’abreger le discoursde ces grands Peintres, de crainte de vousêtre enfin trop ennuyeux, néanmoins je neíçaurois finir, sens vous parler d’un cer-tain Clesides , qui semble s’être renduimmortel, autant par fa haute témérité &par les marques d’un ressentiment trophardi, que parla perfection de ses ouvra-ges : car n’ayant pas été reçu de la ReineStratonice, femme d’Antiochus, avec tousles témoignages d’estime qu’il croyoit mé-riter, il fit un tableau où il représenta certe
Princesse