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Tome premier.
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& fur les Ouvrages des Peintres, i ; iPrincesse d'une maniéré sort offensantepour elle; &c l’ayant exposé publiquementsur le port, il se sauva dans un vailléauprêt à faire voile, allez content d’avoir,par ce moyen, satisfait fa vengeance.

Il est donc, interrompit Pymandre, auílìdangereux d’être mal avec les Peintres,qu’avec les Poètes ; car Platon allure queMinos, Roi de Candie, étoit un tres-bonPrince, qui n’a été maltraité par les Poètes,que parce qu’il avoir méprise leur amitié.

Il ne faut pas que vous en doutiez, re-partisse , puisque vous sçavez bien dequelle íorte Michel-Ange peignit dans sonJugement, un Prélat, Maître des Céré-monies du Pape , duquel il avoir été of-fensé.

Mais pour revenir à Clefides, la Reinene se mit pas fort en peine du mauvaistrai-rement qu’elle en avoir reçu: car, quoi-que son tableau fût injurieux à ia réputa-tion , elle s’y trouva fi belle Sc si bien pein-te, Sc l’ouvrage lui parut si accompli,qu’el-le aima mieux qu’il demeurât expose auxyeux de tous, 6c laitier ainsi subsister lesmarques delaffront qui lui étoit fait, quede brûler une peinture si parfaire.

C’est, dit Pymandre en soûriant, que lap'ûpart des femmes aiment si fortàparoî-tre belles, qu’elles pardonnent volontiersroutes les autres injures, pourvu qu’on lesF vj fiats