& fur les Ouvrages des Peintres. 14 jdes Arts qui n’avoienc nulle vigueur , Scqui ne paroiííoienc plus que comme devains fantômes. Car bien que depuis lesCimabué Sc les Giotti , la Peinture eûtdonné quelques petits signes de vie , Scmontré quelques foibles désirs de s’accroî-tre 3 son abbatement néanmoins étoit sigrand , qu’elle n’avoit pas besoin pour sefortifier, comme elle a fait, d'un moindresecours que celui qu’elle a reçu deces deuxhommes célébrés, j’entens Raphaël & Mi-chel-Ange.
Quant à Miehel-Ange , répliqua Py-mandre , on dit que dans l’ArchitectureSi dans la Sculpture qu’il a si parfaitementpratiquées, il tiroir quelques secours dureste de ces bâtimens antiques, Sc de tantde Statues que le temsn’a pas entierementruinées. Mais pour Raphaël, je crois qu’onne doit qu’à l’excellence de son genie , labeauté Sc la perfection de ses peintures,puisque de son tems l’on ne voyoit plusrien de peint qui fût ni aussi beau ni aussiparfait que ce qu’il nous a laisse.
Il n’a regardé, lui dis-je, les ouvragesde ses Maîtres que pour les surpasser ; Scpoussé d’une généreuse ambition , il n’avoulu être disciple que de la belle natu-re & de ces grandes idées dont son imagi-nation étoit remplie , & que Platon dit
Tome I.
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