& fur les Ouvrages des Peintres. T47avoit écrit de la Peinture , il nous auroitcommuniqué beaucoup de bonnes choses.
Cependant je ne desespete pas que nousne voyons un jour ces beaux Arts dans undegré auífi haut qu'ils ont été fous lesCirées & fous les Romains. Car fi ces bel-les Statués antiques qu’on pollède encoreaujourd’huy , ionrl’étude de p' us dehuicou neuf cens ans, 6c le fruit de la médita-tion d’une longue fuite de tant d’excellensMaîtres, ne peut-on pas croire qu’avec leteins on arrivera encore à certe mêmeper-feétion ?
Bien qu’il y eût une infinité de íçavansouvriers en Grece& en I-alie, tous néan-moins n’ont pas été auífi excellons que lesPhidias Si les Praxirelles. Parmi ce grandnombre de Statués qui nous restent , l’onauroit peine d’en trouver cinquante d’unebeauté égale à la Venus de Medicis , auLaocoon & à l’Hercule de Farnese. Cefont les chefs-d’œuvres de plusieurs siécles,Si le dernier effort du fçavoir de tous ce»grands Maîtres. Auífi ( je pourrois vousmontrer que les ouvriers de ces tems-là »nonfeulement n’étoient pas également íça-vans,maisque plusieurs même des plus íça-vans n’avoienc pas une connoistànce uni-verselle de leur Art. Car chacun d’eux enétudioit une partie à laquelle il s’adonnoicentierement; & l’on voie par leurs ouvra-
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