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Tome premier.
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t f o II. Entretien fur les Vies.auífi que sid’un côcéles Pèlntres sçavoientalors n bien representer le nad des figures,peuc-êrreque d’ailleursilsignoroientd’au-tres choses que Raphaël a mieux pollè-dées. Mais cependant il est certain qu’ilsont fait des ouvrages admirables ; & linous les égalons en quelques-uns , il y ena eû de très considérables, où je crois qu’ilsnous ont surpassé de beaucoup.

Ayant ceste de parler ; Si vous voulez,me dit Pymandre, nous pouvons mainte-nant nous entretenir des Peintres moder-nes avec encore plus de plaisir & plus d’u-tilicé que des anciens, puiíque nous avonsles tableaux des uns pour témoins de leurmérité , & que nous ne pouvons parlerdes autres que par conjecture. Si vous lejugez dpnc à propos, vous reprendrez vo-tre discours où vous le quittâtes, observanttoujours le tems & la fuite de ceux quiont vécu jusques à preient.

Je témoig ai à Pymandre que j’étoisdiíposé à faire tout ce qu’il voudroit ; &nous étant assis , je lui parlai de la forte.

Je crois vous avoir dit qu'on ne sçait pointquels Peintres travaillèrent en Italie, de-puis le régné d’Auguste, ni quels ouvra-ges on y a faits ; soit que dès-lors la pein-ture eût commencé à déchoir , soit quetant de changemens arrivez dans l’Euro-pe, en ayent fait perdre la connoillance.