i j i II. Entretien fur les Vies,
naître , l’Italie étoit encore dans ces cala-mitez. Car en l’an 1259. ceux de Milan& plusieurs villes de la Toscane Sc de laPoiiilles’étant soulevées à la sufcitation duPape Grégoire IX. contre ^Empereur Fré-déric 11. fous un spécieux prétexte de li-berté; Sc même des Evêques lui manquansde foi ,&c s’étant emparez de quelques vil-les de l’Empire : Frédéric irrité contr’eux ,mit en peu de remssur mer & sur terre deuxgrandes armées. Il donna le commande-ment de celle de mer à son fils Laurentqu’ii avoir declaréRoi deSardaigne;& aveccelle de terre , il entra lui-même dans l’I-talie. Le Milanois sentit les premiers ef-fets de la colere : il désola toute la campa-gne ; & son armée grossistànt , de jour àautre, par le secours de plusieurs Seigneursvoisins qui étoient jaloux de la puilîancedu Pape , il ruina toutes les villes quilui voulurent résister.
Grégoire voyant les affaires de PEmpe-reur rétilsir si avantageusement , íe servitdes censures Ecclésiastiques. Il l’excom-munia pour la troisième fois, Sc le bannitde l’Italie comme un hérétique. Mais par-ce qu’il vit bien que ces sortes d’armes n’é-toient pas seules capables d'empêcher fesprogrès , il eût recours au Vénitiens ; Scpour obtenir leur assistance , Sc les enga-ger à prendre fes intérêts, il leur reprefèn-
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