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Tome premier.
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& sur le s Ouvrages des Peintures, i ; j

terbe s’étant soustraites de l’obeïsiance duSaint Siégé pour suivre les pallions del’Empereur, ceux de Rome étoicnt prêtsde les imiter, si le Pape qui les larmes auxyeux, porta proceísionnellement les Reli-ques des Apôtres Saint Pierre & Saint Paul,n’eûr ému le peuple à compassion , &par le discours qu’il leur fit dans l’Egliíede Saint Pierre, ne les eût entierement per-suadez de changer de destèin , & de pren-dre les armes pour la défense de l’Epousede Jesus-Christ : de forte que Frédérics’étant présenté devant Rome , ils le re-poussèrent genereusement.

Voilà l’état où étoit l’Italieau commen-cement de l’année iaqo.quandCiMABUE’vintau monde, lequel étant né pour réta-blir la peinture que les désordres & lesguerres en avoient bannie, priteependantnaissance dans letems des plus grands dé-sordres dont l’Italie ait été jamais affli-gée.

Comme c’est le premier de tous lesPeintres qui a remis au )our un Art si illus-tre, (i)c’est avec raison qu’on peutle nom-mer le Maître de tous ceux qui ont parudepuis ce temps-là. Il étoit d’une noblefamille de Florence. Ses païens cro^ansqu’il avoir un naturelpropre pour les scien-ces

( i ) La Peinture coaunenee à sc rétablit en Ita

lie.