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Tome premier.
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i;6 II. Entretien fur les Fies

ces , le mirent d’abord sous des maîtrespour en apprendre les premiers mdimens.

Mais il ht bien-tô' paraître que Ion es-prit étoit moins porté à l'étude des lettresqu'à la recherche des Arts. L'on connutson inclination pour celui de la Peinture,' par les griffonnemens dont il remplilloittous les jours ses livres; 6ccomme iíavan-çoit en âge , & qu’insenlìblement il trou-voit plus de facilité à dcíîìner, il s'y ap-pliquoit austî davantage , 6c déroboit lesheures de les leçons pour voir travaillercertains Peintres groílìers 6c ignorans, queceux qui gouvernoient dans Florence , a-voient fait venir de Grece > 6c qui pei-gnoient laChapellede l'illustrc famille deGondy, qui est dans Santa Maria novel-la.

Pymandre m’interrompant , est-ce , medit-il ,qu’ily avoir encore dans la Grece ,des succelseurs de ces grands Peintres dontvousm'avez parlé ? C’étoit bien en effet,lui repartis-je, les successeurs de ces fa-meux Peintres Grecs: mais il y avoir entre'les derniers6c les premiers, la méme diffé-rence qui se trou voir entre l’état déplora-ble où éroit alors ce pays-là , 6c l’érattìo-ristànt où il avoir été du tems des Zeuxis& de> Appelles ; c'est à-dire que ces der-niers Peintres dont je parle, n’étoienrqueles misérables restes de ces grands hom-mes.