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Tome premier.
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15 8 II. Entretien fur les Fies

Je repartis à cela': quoiqu’il n’ait pasmis la Peinture au point où elle est parve-nue depuis, il a eu la gloire néanmoins del’avoir comme retirée du tombeau; &Iesouvrages qu’il fit, parurent si admirablesen comparaison des autres qu’on voyoitence tems là, qu'ayant peint une Vierge pourmettre dans l’Egliiè de Santa Maria No-vella de Florence, tout le peuple fut pren-dre ce tableau chez lui, & avec une joyeextraordinaiie le porta en pompe , aubruit des trompettes, jusqu’au lieu où ildevoir être poíé.

C’étoit en ce tems-là que Charles d’An-jou, frere de S. Louis, après avoir été cou-ronné Roi de Sicile & de Jérusalem par lePape Clcment IV. & avoir défait Main-froy à Renevent, alla en Toscane, où ilfa-voriíoitle parti desGuelfes contre les Gi-belins. Comme il paíïa à Florence, les Ma-gistrats crurent ne le pouvoir mieux 1 éga-ler, que de lui faire voir les tableaux de Ci-mabuéjpa .ticulierement celui dont je viensde parler , auquel il travailleur alors. Etparce que ce Peintre s’étoit retiré dans unemaison hors de k ville, pour être plus enrepos, & que personne n'avoit encore vucet ouvrage, ily eut tant de monde qui lui-vitleRoiquandilalla voir ce tableau > quep. eíque tout le peuple sortit de Florence:ce qui donna occasion aux habitans de ce

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