Band 
Tome premier.
Seite
157
JPEG-Download
 

Ù fur les Ouvrages des Peintres. 157mes. Cependant comme si c’eût été unefatalité à l'Ltalie de ne pouvoir postederla Peinture que par le moyen des Grecs,ce furent eux qui l’y apportèrent pour laseconde fois, &c qui dés l’an ioij. firentà Florence 8c en plusieurs autres lieux,desouvrages de Moiaïque 8c de Peinture. Ilest vray que dans leurs Tableaux , il n'yavoir que les premiers traitsmarquez avecde la couleur : mais quoy-que ces Peintu-res fullènt fort grossières, on ne lailloitpas de les admirer, & elles servirent mê-me d’exemplesaux Italiens, pour appren-dre enluite à peindre & à travailler de Mo-saïque.

Mais pour revenir à Cimabué , commeses parer,s reconnurent le grand .amourqu’il avoir pour la Peinture > ils pensèrentqu’ils dévoient laiílèr aller son esprit ducôté où la nature le portoit, 8c lui permi-rent de quitter l’étudedes Lettres pour ap-prend, c cet Art , qui étant alors encorefort imparfait , reçût de lui peu de remsaprès, plus de politeíle & de perfection.C'est-à-dire , interrompit Pymandre, uneperfection un peu p'us grande que cellede ces vieilles peintures gotiques qui nefont considérables c^ue par leur antiquité.M.ris comme alors tout le monde étoit as.fez ignorant en cet Art, je crois qu il n’é-toir pas difficile à Cimabué de s'y faire ad-mirer.