i6r II. Entretien fur les ViesPeintres il y avoic en plus grande estime ,avec un ordre particulier d’allerà Floren-ce , voir les ouvrages de Gio to, dont laréputation avoic fait naître au Pape le dé-lit dele faire travailler à Saint Pierre. Cefut alors que ce Gentilhomme étant allétrouver Giotto Sc lui ayant demandé undessein de la main, ce Peintre qui étoitd un tempérament jovial Sc facétieux, luifit cet O dont on a tant parlé > Lc qui mêmedonna lieu à un proverbe Italien.
Je vous prie , me dit alors Pymandre,de m’app endre ['histoire de cet O, dontje n’ai pû encore fçavoir l’origine.
Je vous la dirai, si vous le voulez , re-partis-je : mais je d e que vous en fuyiezbien satisfait: car c’est une de ces fortesd’histoires qui ne signifient pas grand’cho-se , & dont cependant des Au eurs fontquelquefois grand b uic. Vous fçaurezdonc que l'Envoyé du Pape ayant vû àSienne Sc à Florence tous les Peintres lesplus fameux, s’adressa enfin à Giotto, au-quel après avoir témoigné ['intention duPape, il lui demanda quelque dessein pourle montrer au Pape, avec ceux qu’il avoirdéjà des autres Peintres. Giotto qui étoitextrêmement ad'oic à destiner. fe fit don-ner austi ôt lu papier, & avec un pinceau,fans le secours d’aucun autre instrumenr,il traça un cercle , Sc en souriant le mit
entre