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Tome premier.
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& sur les Ouvrages des Peintres. 1 6 3entre les mains de ce Gentilhomme. CetEnvoyé croyant qu’il se moquoit, lui re-partit que ce n’étoit pas ce qu’il deman-doit, Ôc qu’il souhaitoit un autre dessein.Mais Giotto lui répliqua, que celui-là suf-fisoit ; qu’il l’envoyâchardiment avec ceuxdes autres Peintres , & qu’on en connoî-troit bien la difference. Ce que le Gentil-homme fit, voyant qu’il ne pouvolt rienobtenir davantage.

Or on dit que ce cercle étoit si égale-ment tracé , ôc si parfait dans la figure,qu’il parut une choie admirable , quandon sçût de quelle lotte il avoir été tait;& ce fut par là que le Pape ôc ceux de faCour comprirent combien Giotto d oitplus habile que tous les autres Peintresdont on lui envoyoit les delleins. Voilàl’histoiredel’O de Giotto, qui donna lieuaussì-tôt à ce Proverbe Italien : Tu se' piutonde che L’O dì Giotto , pour signifier unhomme grosiier ôc un elprit qui n’est pasfort subtil.

Il semble paria , dit Pymandre, que leprincipal Içavoir de tous ces amiensPeintres consistât dans la subtilité ôc ladélicatesse de leurs traits. Car ce fut en-core par des lignes trcs-subtiles ôc très-dé-liées qu’Appe'le ôc Protogenedilpu erentàqui i’emporteioit l’un íur l’autre ;& Pro-togene ne céda à Appelle que quand ce-

lui-cy