164 II. Entretien fur les Vieslui-ci eut coupé avec une troisième ligneplus délicate, les deux qu’ils avoient déjàtracées l’une auprès de l’autre. A vousdire le vrai, repa tis-je, ni l’O de Giotto,ni ces lignes d’Appetle& de Protogene,nesont point capables de nous donner unehaute idée de leur grand sçavoir.
Il est vrai que nous voyons dans lesplus anciens tableaux, que les ouvriers a-voient un soin tout particulier de finir &de marquer les choies fort délicatement,tâchansde reprefenter juíqu’aux cheveux& aux moindres poils par des traits lesplus subtils qu’il leurétoit possible; & iln’y eût, comme je crois, que cette délica-teílè de trait & cette parfaite rondeur queGiotto décrivit fans l'aide d’aucun instru-ment , qui fut cause qu’on admira cet O.
Ce fut donc ensuite de cela que le Papele fit aller à Rome , où en peu de tems ilacheva plusieurs ouvrages : entr'aimes cegrand tableau de Mosaïque qui est à prê-teur audeísius de la grande porte de l’E-gliíèdc Saint Pierre. C’estce qu’on appel-le la Nave del Giotto , où l’on voir SaintPierre marchant fur les eaux. Il fit encorequelqu’autrc ouvrage dans l’Eglife de laMinerve: mais comme Benoît IX. ne rem-plit la Chaire de Saint Pierre que pendanthuit mois & quelques jours, &r que parlamort les choses changèrent de face dans
Rome,