& fur les Ouvrages des Peintres. 17 ï'dré Taffi.Lors qu’il travailloit à Pisedansl’Abbaye de Saine Paul, Bruno qui pei-gnoir aussi dans le même lieu , ne pouvantdonner à fes figures ni un coloris assez vif,ni une expression allez forte, consulta là-dessus Buffalmacco pour en tirer quelquesecours. Mais celui-ci qui naturellementétoit enclin à faire quelque bon tour , íeíouvenantd’avoir vû des figures peintes parCimabué , de la bouche deíquelles íor-toient des rouleaux où il y avoir des pa-roles écrites, âpres avoir enseigné à Brunola maniéré de donner plus de beauté à soncoloris, il lui conseilla, pour donner aussiune plus forte expression à ses figures, &faire qu’elles semblalîènt parler les unesaux autres , de faire sortir de leur bouchede ces sortes de rouleaux. Et comme Bru-no travailloit alors à une Sainte Ursuleil representa une femme à genoux ; & parle moyen de ces écriteaux , on voyoit lesdemandes & les réponses que ces deux fi-gures se faisoient l’une àl’autre.
Cette nouvelle maniéré d’exprimer leschoses parut si belle à Bruno, & aux Pein-tres ignorans de ce tems-là , qu'ils s’enservirent ensuite dans la p'ûpart de leursouvrages ; & cela mérité allez d'être re-marqué, qu’une chose que Buffalmaccofit alors par raillerie , a été la cause de ceque beaucoup de Peintres, d’ailleirrs aflëzH ij intelligens,