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Tome premier.
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186
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186 II. Entretien fur les Viesque le Duc n’en eûc avis , il sic prendredeux des conjurez de l’un des rrois partis ;Sc après leur avoir fait souffrir la gêne , ilapprit de leur bouche que leur chef étoicAntonio de gli Adimari.

Quoique le Duc fit a fiez surpris quandil íçût le nombre & la qualité des conspi-rateurs , il crût néanmoins qu’il n J étoit pasà propos de témoigner ouvertement toutce qu’il sçavoit de cette conjuration jmaisqu’il devoit donner ordre à fa sûreté , &íè rendre le plus fort dans la Ville, avantque de rien entreprendre contre ses enne-mis. II sc contenta donc de faire citer An-tonio , lequel s’alfûrant fur son mérite »fur la faveur d u peuple , Sc fur la grar>deur de fa famille , comparut à l’aflìgna-tion. Les autres se cacheront, & ne vou-lurent pas paroîtie.

Pendant ce teras - îà le Duc se fortifiadans son Palais j écrivit aux Bourgs& auxVilies voisines , pour avoir des croupes ;& il fut si promptement servi, qu’ayancdécouvert la conjuration le 18. Juillet ,le 15. du même mois il avoir auprès delui plus de 600. chevaux , & autant degens de pied , fans les autres troupes quilui venoient encored’aiileurs.De maniéréque pensant être en état de faire touc cequ’il voudroit dans Florence > il ordonnaà trois cens des principaux de la Ville de se

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