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Tome premier.
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& sur les Ouvrages des Peintres. 18 $il dissimulent fi bien tout ce qu’il sçavoit,que pour les persuader eux - mêmes qu’ilne les croyoit pas capables de conipirercontre lui , il fit publiquement mourirplusieurs personnes,qui penfans lui rendreservice, lui avoientdonné avis desconípì-rations qu’onfaisoit contre lui. MatteodiMarozzo fut l'un de ceux-là :il le fit pen-dre , & traîner parles rues , croyant que lavûë d’un ípectacle si horiible donneroitaux Florentins de plus puiílâns témoigna-ges de la confiance qu’il avoir en eux.

Mais comme il ne changeoit pas pourcela fa maniéré ordinaire d’agir , fa con-duite - & celle de tous ceux qui avoientpart aux affaires, éloigna si fort l’affectionque les peuples avoient eûë d abord pourlui > & aigrit tel’cment les esprits desPrincipales familles , qu’il se forma toutd’un coup trois d'fferens partis, qui, fansse communiquer rien les uns aux autres,conjurei ent également fa ruine, Sc ce qu’ily a de remarquable , est: que le chef d’undes partis étoit Angelo Accioli, ce mêmeEvêque qui avoir loué le Duc avec tantd’excès, lorfqu’il fut créé -Seigneur de Flo-rence.

Tous les conjurez convenoient ensem-ble de le perdre ; mais tous cherchoienrdesmoyens différons. Comme cette gran-de affaire ne pût être traitée si secrètement

que