& fur les Ouvrages des Peintres. 189
Au commencement de cette rumeur,ceux du Palais se mirent en état de le dé-fendre , & il fe fit entr’eux & le parti dupeuple, de rudes escarmouches qui durè-rent juíqu'à la nuit, où il demeura de parc& d'autre quantité de gens fur la place.
Comme le Duc vit que ses affaires n’al-loient pas bien, & que le parti du peuplegrossiííòit toujours, il voulut essayer si pardouceur il pourroitremedieraumalqui lemenaçoit, en traitant avec ses principauxennemis. Mais les choses ne iont plus enétat de remedes : ils ne l’écoutent pas, 5 cfont d’autant plus hardis à poursuivie cequ’ils ont commencé, qu'ils se voyent se-condez d’un puiflànt secours, que ceux deSienne leur avoient envoyé , avec six per-sonnes des plus considérables de leur villeen qualité d’Ambasiàdeurs.
Les Florentins se voyans donc a fiez fortspour tout entreprendre , & n’ayans besoinque de chefs pour conduire l'Etat de laRépublique: l'Evêque fit sonner la cloche,& le peuple s'étant assemblé, on élnt qua-tre citoyens pour gouverner avec l’Evcque.Cependant on ne laissoit pas d’attaquerjour & nuit le Palais du Duc j & de fairedans la Ville une exacte recherche de tousceux qui avoient été attachez à ion servi-ce. On trouva trois de ses créatures quifurent mises en pieces ; & s'étant saisi d’un
Henri