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Tome premier.
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190 W. Entretien fur Us ViesHenri Feï, comme il tâchoit de se sauveren habit de Religieux , on le pendit la tê-te en bas. On lui ouvrit le ventre, & aprèsavoir été quelque temps expose en cét étatà la vue de tout le monde, les enfans letraînèrent par les rues, & enfin le jecccrencdans la riviere.

Le Duc qui voyoic exercer tant dc cruau-tez à l’cndroit des siens , n’avoit pas peude fùjet de craindre pour fa personne. IItâchoic donc d'employer toutes sortes dcmoyens pour faire son accommodement";& pour en venir à bout, non feulement ilavoit recours aux bons offices des Ambas-sadeurs de Sienne, mais encore à l’entre-miíè de l’Evcque. D’abord le peuple fer-moir l’oreille à toutes fortes de proposi-tions ; & comme enfin il consentit avecbeaucoup de difficulté, que le Duc sortîtde la Ville,la vie sauve, il s’opiniâtra tou-tefois à ne vouloir faire aucun traité aveclui, qu’auparavant il ne leur mît entreles mains le Conservateur & son fils, ôcCerrerieri Visdomini. Cette propositionparut si rude au Duc de voir qu’on l'o-bligeât à livrer lui-même ses amis, que nepouvant se refondre d’êcre ainsi le minis-tre de leur mort, il demeura deux joursfans y vouloir consentir. Mais enfin lepremier jour d’Août , les Bourguignonsqui croient avec lui, fçachantquc son ac-commode-