210 II. Entretien fur les Viesplusieurs tableaux pareils à ceux qu’il avoirdéjà faits en Flandres.
Comme il avoir appris de Jean de Bru-ge le secret de peindre à huile , il y eûtauíîïun nommé Dominique, Peintre Vé-nitien ,qui l'obligea par ses caresses, & parl’amitié qu’ils contractèrent ensemble, àlui en faire part. *
Or comme les Italiens sont redevables àAntonello d'un secret si rare , & par lemoyen duquel on a depuis perfectionnetant de baux ouvrages : ils eurent beaucoupd'estime pour lui pendant fa vie, & en onttoujours parlé après fa mort.
Alors m’étant un peu arrêté ; il me sem-ble, dic Pimandre, que jusqu'ici vous n’a-vez fait mention que des Peintres d’Italie,quoiqu'il y en eût plusieurs qui travail-loient en Flandres, &c que cefut-là qu'ontrouva l'invention de peindre en huile ,comme vous venez de dire.
II est vrai, repartis-je, que l’art de pein-dre s’étoit répandu en divers endroits del’Europe , & que les Flamans ont été despremiers qui s'y font attachez avec beau-coup d’amour. Mais les ouvriers & lesouvrages de ce tems-là n’ont pas cté asièzrecommendables pour en faire conserverla mémoire; Sc ce Jean de Brugc n’a étémisau rang des excellons, que pour avoirContribué à perfectionner cet art par le se-. cret