& far les Ouvrdges des Peintres, i r jposoit à sa volonté j du Sénat & de tout lepeuple. C’estoit un homme libéral & ma-gnifique, qui par ses bâtimens & ses autresdépenses publiques, secouroi t les pauvres,& se rendoit le bienfacteur de toutes lespersonnes de mérité. Etant mort en 1464.il laiíía un fils nommé Pierre , qui héritade son crédit & de son autorité , auílì-bien que de ses grandes richeílès & de sesnobles inclinations. Ce Pierre eût pouríucceílèur dans l’administration de la Ré-publique , Laurens de Medicis son fils,qui avec Julien son frere travaillèrentbeaucoup à la grandeur de l’Etat. Maisocmme l’Etat ne pouvoit s’accroître fansque l’autorité des Medicis s’élevàt en mc-me te m s, leur élévation ne manqua pasd’augmenter l’envie de leurs ennemis : deforte qu’un nommé Pazzi qui étoit le chefde la faction Gibeline , ne pouvant plussouffrir leur puiílance , conjura contre cesdeux frétés Laurens & Julien.
Il sçavoit que le Pape Sixte I V. ctoitleur ennemi, parce que Laurens s’étanttoujours oppose aux deílèins que les Papesavoient fur l’Etat de Florence > avoir en-core depuis peu prêté de l’argentsous-mainau Seigneur d'Imola, pour empêcher qu’ilne vendît cette ville à Sixte. Ainsi Pazzi *pour mieux autoriser son deííèin, le dé-couvrit auPape, auquel il fit entendre que