& sur les Ouvrants des Peintres. 1396 utilement, que bientôt après non seule-ment il surpassa son maître , mais le ren-dit égal aux Peintres les plus sçavans. Deforte qu’àl’âge de 17. ans, il fut choisi parceux de Padoue pour faire le tableau dugrand Autel de l’Eglise de Sainte Sophie.
Entre les ouvrages qu’il a faits, on esti-me particulièrement le triomphe de César,qu’il peignit à Mantoue dans une sale deLouis, Marquis de Gonzague. Car commeil étoit plus sçavant dans la perspectiveque les autres Peintres de ce tcms-là,toutce qu’il peignit,étoit dessiné , ôc réduit aupoint de vûë d’une maniéré qui n’étoit pasordinaire alors. Aussi cette peinture plûtsi fort à ce Seigneur, qu’outre les récom-penses qu’il lui donna , il le fit Chevalierde son Ordre.
Ce fut après qu’il eût fini ce travail qui;le Pape Innocent VIII. le fit aller à Rome,où il peignit une petite Chapelle qui est àBelvedere , mais avec tant de soin & tantde plaisir , que cet ouvrage paroît de mi-niature. Aussi s’attachoit-il beaucoup àfinir ce qu’il faiíoit, ôc fur tout à mettreexactement tous les corps en perspective.Vous avez pû voir au Palais Mazarin, unChrist mort qui paroît couché de son long,& que l’on voir racourci depuis ledeísousdes pieds juíqu’au haut de la tête. Il y aaussi une Vierge de fa façon dans le Cabi-net