250 II. Entretien fur les Fies
où il demeuroit d’ordinaire , & ceux dela
TourBorgia.
Ce Peintre, pour plaire davantage auxpersonnes qui ne connoilsont pas l'excel-lence de cet art , failoit de relief tous lesornemens de fes peintures, 6c outre celale? enrichiílòit d’or , afin que fes tableauxeullènt 6c plus de force 6c plus d’éclac ; 8cmême quand il reprefentoic des batimens,il les faisoit relevezjComme s’ils euHent étéde baflc taille. Je vous lai Ile à juger del’effet que cela pouvoir faire , lors qu’or»voyoit des choses qui au lieu de paroîtrefort éloignées, avan^oient beaucoup plusque les figures qui ctoient peintes fur ledevant du tableau.
Cependant il acheva de la sorte plu-sieurs ouvrages pour Alexandre V I- quilui fit peindre son histoire dans un appar-tement bas qui regarde fur le jardin duVatican. Cefutlàqu’il reprefenta au na-turel, quantité de personnes de marque ;entr'autres Isabelle Reine d’Efpagne , leComte de Pecigliano , Jean-Jacques Tri-vulce, 6c César Borgia : 6c fur la ported’une des chambres,il peignit d ans un mê-me tableau Julie Farnefe en Vierge, &le Pape Alexandre qui l’adoroir.
Je pourrois vous parler d’une infinitéd’autres peintures que le Pinturicchio afaites çn divers lieux d’Italie : mais com-