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Tome premier.
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& fur tes Ouvrées des Peintres, r j1me cela ne vous feroit qu’ennuyeux , jeles palïèrai fous silence , &c vous dirai feu-lement la cauíe de fa mort comme unechose curieuse à fçavoir.

Erant à Sicne , les Religieux de SaintFrançois qui desiroient avoir un tableaude fa façon , lui donnerent une chambrechez eux pour travailler ; & pour le logerplus commodément, ils prirent foin d’enôter tous les meubles, hormis une vieillearmoire qui leur sembla trop difficile àtransporter. Le Pinturicchio qui étoit na-turellement fantasque ,s’en trouvant em-barrassé, fe plaignitsi íouventde l’incom-modité qu'il en recevoir, qu’enfin les Re-ligieux résolurent de la mettre ailleurs.Mais en voulant la changer de place > ils’en rompit une piece dans laquelle il yavoit 500. écus d’or cachez. Cela surpritrellementle Pinturicchio, & lui causa untel déplaisir de rfavoir pas découvert &Cprofité de ce trésor , que ne pouvant pen-ser à autre chose , ni oublier cette pertequ'il croyoit avoir faite, il en mourut dedéplaisir environ l’an 1513. âgé deans.

Il falloir, dit alors Pymandre , que cePeintre eût beaucoup d’amour pour l’or :& je ne m’étonne plus qu'il prît tant deplaisir à le voir Briller dans fes ouvrages,«ù il y avoit fans doute plus de richesse

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