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Tome premier.
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r; r II. Entretien fur les Viesque de science ; car il est bien rare qu'utîhomme qui aime íì fort les biens de laterre , ait autant de passion pour lesbiensde l’efprit.

Je n'ignore pas, lui repartis-je , qu’ilne soit difhcile d'avoir deux grandes pas-sions à la fois , ëc qu’il ne faille que cellequi nous doit porter à devenir sçavans ,commande à toutes les autres : mais jeíçai bien aussi qu’il n’y a guéres de person-nes excmtes de l’amour des richelíès, &que bien des hommes les recherchent poureux-mêmes, dans le temsqu’ilsenseignentLux aut es à les fuir, Sc à les mépriser.Néanmoins je vais vous faire voir que s’ily a eu des Peintres capables de se fanemou ir par avancé, il y ena eud’aíîez ja-loux de leur gloire , pour mourir feule-ment de la douleur qu’ils ont eu’é , lors-qu’ilsont crû que leur réputation étoit di-minuée par celle d’un autre.

François Francia de Bologne fut unde ceux-cy. Quoiqu’il eût une naiííànceFort médiocre, il avoir néanmoins l’amebelle , & les sentimens genereux. D’abordìl apprit à travailler d'orfevrcrie , & àpeindre d’émail fur les métaux. Ensuite ilfe mit à graver des coins pour faire desmédailles, à quoi il réussir si bien , qu’il íerendit un les plusrecommendables en cetart. Néanmoins çorame il avoit l’espric

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