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Tome premier.
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L; 8 II. Entretien sur la Viesde l’argent qui étoit son idole. Aussi dit-on qu’il neconnoistoit guéresd’a litre Di-vinité, & que ne croyant pointd’autre vieaprès celle-ci, il ne cherchoit qu a établirtoute fa fortune fur la terre. Les grandsfoins qu’il y apportoit, lui firent acquérirbeaucoup d c biens en peu de teins. Saplus grande dcpenfe étoit pour íâ femme.Etant jeune Sc belle, il l’aimoit avec beau-coup de passion , & se plaisoit si fort à lavoir brave , qu’il prenoit soin lui-mêmede la parer.

Je ne íçai pas si son amour & tous sosfoins réiissilíbient fort b en auprès d’elle:mais je sçai bien qu’il ne fut pas trop aiméde ceux de fa profession, particulièrementde Michel-Ange , avec lequel il avoit tou-jours quelque différend.

C^uant à ses ouvrages, il y en a une in-finité en Italie, & même vous pouvez enavoir vû à Paris. Il fit un Saint Sebastienpour un Bourgeois de Florence , qui lcvendit depuis au Roi FrançoisI. 400. du-cats d’or, & qui étoit estimé un de sesmeilleurs ouvrages.

Parmi les tableaux du Roi,il y a un SaintJerôme de fa façon. Sa maniéré estseche,mais pourtant meilleure que celle de Ve-rochio qui étoit son maître. Il a fait degrandes compositions d’histoires , & l’onvoit des tapisseries crcs-belles & très-ri-