& fur les Ouvnges des Peintres. 16$à Milan , où il a repreíènté tant de bellesêc disteierucs expressions íur les visagesdes Apôtres , qu’on regarde ce travailcomme son chef-d’œuvre : il y en a unecopie dans l’Eglise de Saint Germain del’Auxcrrois qu’on estime beaucoup. Auí-lì de toutes les parties de la Peinture ,c’étoit celle de l'expression qu’il poste-doic le plus : car comme il avoir l’ima-gination vive, & qu’il faiíoit de profon-des méditations fur toutes choies , il en-troit si avant dans les passions & dansles sentimens les plus cachez de cous leshommes , & le les repreíentoit si fort de-vant les yeux , qu’il ne manquoit jamaisde les bien figurer quand il entreprenoicde les peindre.
Comme il (e formoit toujours des idcesconvenables à la dignité de ses sujets, il enavoir une si belle & si haute de l’humani-té du Fils de Dieu , que voulant la repré-senter dans cette Cène qu’il fit à Milan , ilne l’acheva point, parce que l’Art & lescouleurs ne pouvoient aílèz dignementexprimer ce qu’il s’étoit figuré de la beau-té & de la Majesté du Sauveur du mon-de.
Il est vrai aussi que ces grandes idéesqu'il avoir de la perfection & de la beautédes choses, a été cause que voulant ter-miner ses ouvrages au-delà de ce que peut
l’Arc