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Tome premier.
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-66 II. Entretien fur les ViesCe que vous dites, repris-]e alors, est ledéfaut de ceux qui ne se connoiílent pointpu que fort peu en pein ure. Car les bonsPeintres, tk les personnes inte ligentesdans cet Art,ne s'informent pas toûjouis íiexaótement du nom de celui qui a fait unOuvrage qu’on leur montre; ils i’esti-rnenc par son propre mérité, & se.on lesbeautez qu’ils y remarquent. Vous avezvû , jem’aílure , cet Ecce Homo d’AndréSalario, qui est dans le cabinet de Mr leDuc de Liancourt. Quoiqu’il ne soitque du disciple de Léonard,néanmoins onen fait beaucoup plus de cas que de plu-sieurs autres tableaux qui sont de la mainde Léonard. Mais cet abus qui se trouveparmi la plupart des curieux, ne se refor-mera pas fi tôt : il semble même qu’il ya quelque sorte de raison de lailler dansl'esprit des moins connoistàns, l’estimequ’ils ont pour le nom de ces grands hom-mes ,quand ils n’ont pas allez de lumièrepour juger plus particulièrement de l’ex-çellcnce des Ouvrages.

Les changemens arrivez à Milan, obli-

Î jerenr donc Léonard d’en sortir , & d’al-er à Florence. II y fit plusieurs portraits,entr’autres celui de Lise, femme de Fran-çois Gioconde. C'est celui-là-même quiest dans le Cabinet du Roi, & que l’on^onnoît aííèz par la Gioconde deLeonard.