& fur les Ouvrages des Peintres. 167Cet Ouvrage est un des plus achevez quifoie íòrci de (es mains. On dit qu'il prietant de plaisir à y travailler, qu’il fut qua-tre mois à le faire ; & pendant qu’il pei-gnoit cette Dame , il y avoir toujoursquelqu’un auprès d’elle, qui chantoir, ouqui joúoitde quelque instrument, afin dela tenir dans la joye, Sc empêcher qu’elleneprîteet air mélancolique où l’on tombeailèment, lors qu’on est fans aòlion& fansmouvement.
Véritablement, dit Pimandre.fi j’oíèen dire mon avis, il employa heu roule-ment le rems qu’il y mit, n’ayant rien vude plus fini ni de mieux exprimé. II y atant de grâce & tant de douceur dans lesyeux 8c dans les traits de ce visage, qu’ilparoît vivant ; 8c il semble en voyant ceportrait, que ce soit en effet une femmequi prend plaisir qu’on la regarde.
II est vrai, repartis-je, qu’il paroi t af.ícz que Léonard tut un soin tout particu-lier de le bien finir. Auílî le Roi FrançoisI. considérant ce tableau comme une deschoses les plus achevées de ce Peint e ,le voulut avoir, & en paya quatre milleécus.
Vers l'an i soi. ceux de Florence ayantfait choix de Léonard pour peindre dansle Palais la grand’Salle du Conseil, il fitun deflèin qui suc trouvé admirable ; 8cM ij cc