& fur les Ouvrées des Peintres. 275tres,& quel avantage les uns ont eû fur lesautres ; car je les ay toujours oui estimercomme les plus excellons de la Lombardie.Cela n’empêchera pas que vous ne me di-siez ensuite ce qui regarde f histoire de leurvie & de leurs Ouvrages.
Il est vray,repartis-je,que ces trois Pein-tres ont étc les premiers qui ont mis l’E-cole de Lombardie dans une haute répu-tation. Le Giorgion, comme je vous aydit, furpaffà par la beauté & par le manî-ment de ion pinceau, tous ceux qui l’a-voient précédé. 11 íçût si bien mêler lesCouleurs les unes avec les autres, ôc enménager la force , que fes tableaux paru-rentplus beaux que tous ceux qu’on avoirvus auparavant. II disposa & vêtit fesportraits d'une maniéré avantageuse ; &trouvant l’Art de manier les cheveux, illeur donna une molelîc& un certain tourqui est aíïèz difficile à bien representer.
Pour le Titien, non lêulement il poffè-da toutes ces parties qu’il reconnut en sonmaître, mìisil en eût encore d’autresquele Giorgion n’avoic pas, & qui Pont misbeaucoup au delTus de luy.
Ç^uant au Corege, fa maniéré estdifférente de celle du Titien, en ce qu’iln’a pas sçucette harmonie de couleurs,cette belle conduite de lumières, & cettef.aîcheur de teintes si admirable qu’onM vj re-