i 7 6 II. Entretien sur les Vies
remarque Jans les tableaux duTitien, ouil lemble qu'on voye Ju sang dans ses car-nations, tant il les reprelente naturelles.Mais en récompense,le Corege a eû l'ima-gination plus forte , & a deílìné d’ungoût beaucoup plus grand & plus exquis;& quoiqu’il ne fût pas tout-à-fait cor-rect dans ion dessein, il y a néanmoins dela force & de la noblesse dans tout ce qu’ila fait. S’il fût sorti de son pais ,6c qu’ileût été à Rome ,dontl’Eco!eétoit beau-coup plus excellente pour le dessein quecelle de Lombardie, on ne doute pas qu’ilne se fût formé une maniéré qui l’auroicrendu égal à tons les plus grands Peintresde ces tems-!à > puis que fans avoir vûces belles Antiques de Rome, ni profitédes exemples que les autres Peintres onteûs, il s'est tellement perfectionné dansIon Art, que personne depuis lui, n’y a sibien peint, ni donné à ses figures tant derondeur, tant de force , & tant de cettebeauté que les Italiens appellent Aforbi-iicz.z.a, qu’il y en a dans les peintures fi)qu’il a faites. Ce qu’il a peint à fraiíqucau dome de Parme , est: un de ses plusgrands Ouvrages. On voit par le foin
qu’il
( i ) II faut voir dans le cabinet du Roi ce beau Ta-bleau de Sposalifl’e que Mi le Cardinal Antoine Bar-beau donna autrefois à Mr le Cardinal Mazarin^«me Venus qui dort, Si ílíw mues Tableaux ì dé-