& sur tes Ouvrages des Peintres. ; ijnal Julc de Medicis eíit fait faire ce beautableau qui est à Saine Pierre in Motitorio,à dellein de l'envoyer en France, nousn’avons pas pourtant éré allez heureuxpour le pofseder ; parce que Raphaël mou-rut aussitôt qu’il l’eût achevé; Sc commec’est assurément le chef-d’œuvre de cegrand Peintre, on ne voulut pas priverRome du plus bel Ouvrage qu’il eût ja-mais fait.
Ne vous souvient - il pas de cette richecomposition, où l’on voit un Poílèdé aupied d’une montagne avec les DiíciplesdeNotre Seigneur ? On ne peut lans quelquesentiment de douleur, regarder ce jeune en-fant que le Démon tourmente, mais qu’iltourmente de telle lotte que tous ses mem-bres patilsent. On l’entend, s’il faut ainsidire j crier de toute sa force; on lui voit lesyeux ren versez & prelque hors de la tête.Ses veines enflées, & fa peau tendue d’unemaniéré & d’une couleur toute extraor-dinaire, sont des marques des grands ef-forts qu’il fait, & des peines qu’il endure.Ce viellard qui le soutient, est d’une ex-pression admirable : car si l’on apperçoitfur son visage qu’il n’est pas exemt decrainte auprès de ce polîèdé,l’on remarqueaussi qu’il employé toutes ses forces à lebien tenir. II regarde fixement les Apô-çres qui font près de lui, comme s’il rece-