5 z 8 II. Entretien fur les Vies
voie toute sa vigueur dc leur présence.Certe femme qui est lur le devant d u ta-bleau , & l'une des p incipales sigmes, nesemble-t-ellepas,en íe tournant vers eux,
6 en étendant les bras du côté de cet en-fant, leur en montrer le misérable état?Et ne diroit-on pas qu’ils en ont compas-sion? Il y a dans cette peinture des ligu-res si belles, & des airs de tètes si différons& si extraordinaires, que ce n’est pas lansrai Ion qu’elle a été estimée de tous les sça-vans, pour la plus parfaite qui loi t lorriede la main de Raphaël.
Peut-on s’imaginer Inhumanité du Filsde Dieu dans la gloire, d’unc.maniéréplus divine qu’elle estrepreíentéedanscetOuvrage? On y volt Jesis Christ si rem-pli de lumière, que Moïse & Elie qui sontà les cotez, parodient comme penetrez decette grande clarté. Les trois Dilciplesbien-aimez , font prosternez contre terre,éblouis des rayons de cette lumière écla-tante qui environne leur Maître. Et cedivin Maître, vê'ud’unerobbe pius blan-che que la neige, les bras ouverts & lesyeux élevez en haut, semble dans cetteaétion merveilleuse, faire voir l’eílènce &la divinité de toutes les trois Personnesunies en lui, mais si bien exprimées par lepinceau de ce Peintre incomparab'e,qu’il4 employé tout son sçavoir dans la repre-
len-