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Tome premier.
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& fur les Ouvrages des Peintres. 331avec lai, qui tenoient à grand honneurde Raccompagner. II est vrai aussi quecerte deférence qu’ils avoient pour fa per-sonne, ne le portoir point à s’élever audef-sus d’eux : il les traitoit comme s’ils eus-sent cté les égaux , sc cette belle maniéréd'agir faisoic que ses Eleves mêmes vi-voient tous eniemble avec beaucoup d’u-nion &d’amitié. Il prenoit un singulierplaisir à obligertous ceux de ía profession,& s’ils desiroient quelque choie de fa main,il quittoit aussi-tôc les autres Ouvragespour leur rendre lérvice.

Comme il donnoit libéralement íèsdellèins à fes Eleves & à plusieurs Pein-tres, qui étant fort habiles, s’efforçoiencde l’imiter autant qu’ils pou voient: ils’estrépandu parmi le monde, & dans les ca-binets des curieux , beaucoup d’Ouvragesqu’on a fait palier pour être de la main.

Ce qui est digne de remarque dans cetexcellent homme, est le progrès inconce-vable qu’il a fait dans son Art pendant lepeu de rems qu’il a vécu : car aussi tôtqu’il eût commencé de travailler fous Pie-rre Perugin, il le rendit capable de le bienimiter. Mais comme il avoir trop de lu-mière pour ne pas discerner les diversdegrezdc perfection qui fe trouvent dansla peinture , il n’eut pas sitôt vû les ta-bleaux de Léonard, qu’il reconnut les dé-fauts