3 5 i II. Entretien fur les Fiessauts de fa premiere maniéré, & en pritune autre beaucoup meilleure. Enfin, sesentant allez tort pour ne plus s’arreter àsuivre les pas des autres Maîtres, on le vit,non feulement comme une Abeille pren-dre l’estor, pour amallèr de tous cotez cequ’ií rencontroit de meilleur dans les Ou-vrages des Anciens, & dans ce que la vûëpeut découvrir dc plus beau, pour s’en Fai-re une nourriture particulière : mais ilparut comme une Aigle généreuse, Rele-ver audeílus de toutes les choses visibles,pour contempler des idées plus parfaitesdont il formoitíes Ouvrages. AulTì l'on yvoitdes traits semblables à ceux des an-ciens Grecs , parce qu’ils ont tous puisédans une même source , & se íont servisd exemples pareils, lorsqu’ils ont voulutravailler à ces rares chefs-d’œuvres del’Art, où la Nature est represencée datjsune beauté & une perfection qu’elle lem-ble n’avoir jamais fait voir qu à ces grandshommes.
Raphaël connoiiloit pourtant bien quel’espritde l’hommeases bornes; qu’il estcomme renfermé dans certains sujets ; &que quelque peine qu’on prenne pour ac-quérir toutes les parties de la peinture ,il est difficile qu’il n’y en ait quelqu’unequi échape , tk de laquelle un autre ne íerendepolléiléur. C’estpourquoi il travail-