C 'r sur les Ouvrages desPcìntres. i $ment de Pymandre, qui rapporta quc si lesnoires n’ont ni tant de douceur , nitant de délicatesse , elles ont plus deforce 5c plus de fierté ; ôc qu’on nepuilîè dire , que si les unes nous atti-rent avec douceur, les autres nous forcentavec empire à les aimer. Cependant,parcc qu’il faut varier les chevelures auífibien que les airs de tête, les Peintres iefervent bien souvent d’une couleur qui est:moyenne, comme est celle des cheveuxque nous appelions cendrez & châtains,qui font un allez bel ester dans lesTableaux,que les Anciens mêmes estimoient beau-coup. Les (i) Poètes Latins nommentcette couleur Mìrrhdus &c Mirthtus , queles commentateurs interprètent, pour cequi est entre le noir & le blond. Elleétoit si estimée anciennement, que lesfemmes, pour la donner à leurs cheveux,se fervoient d’une teinture (z) faite avecdes noix encore vertes.
Après avoir examiné ce qui rcgardelescheveux, nous vinmes à discourir desparties du viíàge; & Pymandre prenantpresque toujours pour modèle cette bellefigure de Venus, J’admire, dit-il, aveccombien de ícience <5c de beauté le Sculp-teur a fini cet Ouvrage. Voyez ces yeux
à
(i) Hor. Car. z. Od. 14 .
(i) j£Uan. Vario.rUn. Mart.