& fur les Ouvrages des Peintres. 6 sde promettre au Duc de faire des Ouvra-ges beaucoup plus excellens que tour cequ’on voyoit. Le Genga, qui éroit habile& discret, ne dit rien à cela; & jugeantbien de ce qui arriveroit, il leur donnaun appartement particulier , où s'étantmis à peindre , ils employerent toute leurindustrie, pour faire voir ce qu’ils sça-voient. Mais soit qu’ils cuisent formé undessein beaucoup au destus de leurs forces,& que leur ambition > & le désir de pa-roître leur eût fait entreprendre un tropgrand travail ; soit que pour une juste pu-nition du mépris qu’ils avoient fait desautres, ils se fuíTènt eux mêmes aveuglez,il est certain que cet Ouvrage parut lemoindre de ceux qu’i’s avoient faits ; ôcleDucd’Uibinen fut si mal satisfait, queles ayant renvoyez honteusement, il fiteffacer ce qu’ils avoient peint, & com-manda au Genga de faire des destèinspourd’autres tableaux que l’on mit à la place.
L’aîsné desDoíles ne lai Isa pas de con-server les bonnes grâces du Duc de Ferra-re, qui lui don noir une pension considé-rable. Il demeura toujours à Ferrare, oùil mourut fort vieil ; & Baptiste , qui luisurvécut, fit encore plusieurs Ouvragesdepuis la mort de son frété. L’on nevoir pas en France beaucoup de leurs ta-bleaux. Il y en a un néanmoins dans le