86 III. Entretien fur les Viesdans le cabinet du Roi un tableau de JuleRomain ,où Vefpasien&Titeétantpeintstriomphans dans un même chariot, la fi-gure qui est derrière eux & qui les cou-ronne , est reprelentée au naturel , quoiqu’elle ait des ailes au dos. Ce que lesPeintres & les Sculpteurs ont pu faire,pour donner plus de grâce à leurs ouvra-ges, & pcut-ctre même qu’anciennementcela se pratiquoit de la sorte, arrachant audos de leurs esclaves, des ailes postiches.
Il me leroit mal-aiíè de vous rapportertout ce qui fut dit alors, pour marquerla fuite de tant de triomphes qui ont parudans Rome , Si dont la magnificenceaugmentoit à mesure que la Républiquese rendoit plus puissante. Ces cérémo-nies devinrent si considérables parmi eux,que les jours qu’on y employeur, parois-soient plutôt des fêtes solennelles, où l’onadoroit des Dieux, que de simples re-joiiiííànces publiques,destinées à recevoirdes hommes.
Le triomphe de Camille que Polidorea peint, n’a pas é é un des plus considé-rables pour la magnificence. Mais cettepeinture est digne de remarque , pour lesbelles expressions qu’on y voir. Celui dePapirius Cursor parut quelques annéesaprès avec plus d’éclat, à cauíe de la beau-té 4es écus dorez que les soldats Romains
avoient