5 8 III. Entretien fur les Via
me les premieres semences de tout le luxe ,
6 de la diilolution qui s’y accrût bientôtaprès, parcequ’il apporta d'Asie ces beauxlits garnis de bronze, ces grands tapis enbroderie , ces tables de marqueterie, cesvases où l’art surpalloit encore de beau-coup le prix de la matière, quoique tres-richc; & une infinité d'autres choies pré-cieuses qu on n'avoir point encore vues àRome, & qui n'croient en uíàgc que par-mi les peuples les plus mois ìk les plusefféminez. Il fut même le premier, qui,à l’exemple des peuples d’Orient > com-mença de iè faire servir dans les festinspar des jeunes filles, qui par le son de di-vers instrumens & par des chaulons lasci-ves, divertilíoient la compagnie. Tous cestriomphes croient d’agreabes spectacles,mais pourtant ce n'éroit encore rien auprix de ceux qui suivirent.
'Il me lemble, inter-ompir Pimandre,que vous en parlez un peu trop luccincte-menr. Est-ce que vous craignez de me fairepart de ce que vous remarquiez de singu-lier dans ces agréables spectables?
Je ne vous ai pas voulu particularisertoutes ces choies, répondis-je, croyantqu’il set oit trop ennuyeux de s’y arrêter.Mais si vousledesirez, je vous dirai plusamp ement ce qui se palía au triomphe«le Paul Emile, duquel je voulois vous